Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

Bulletin de commande

Portait

Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

Lire la suite...
liberté | responsabilité, Developpement Omnis Coloris
Amérique et Europe : Libre Echange ou Protectionnisme ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 26 Avril 2016 00:00

L’Amérique, c’est évidemment Obama. L’Europe, c’est apparemment Merkel. Les deux se rencontrent à Hanovre et veulent précipiter l’issue des négociations commerciales et financières qui permettraient de faire de l’Atlantique une zone de libre échange. Pourtant, des deux côtés de l’Océan les forces se coalisent pour bloquer un accord significatif. C’est la position des Français, elle est suicidaire : du point de vue économique, mais aussi politique.

 

 

TAFTA, TTIP : qui négocie, et sur quoi ?

TAFTA, c’est Trans Atlantic Free Trade Agreement, accord de libre échange transatlantique, mais on dit aussi bien TTIP (à ne pas confondre avec la TIPP, taxe qui nous coûte 80 %  de notre carburant) Transatlantic Trade and Investment Partnership, partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement, le TTIP étant en quelque sorte l’objectif du TAFTA !

Transatlantique, c’est beaucoup dire : d’un côté est la Maison Blanche, mais de l’autre il y a théoriquement l’Union Européenne (qui n’est déjà pas toute l’Europe) et pratiquement l’Allemagne de Merkel, qui apparemment ne se soucie guère ni de la Commission de Bruxelles, ni même de la position des 17 autres pays de l’UE qui sont souvent hostiles, en particulier l’axe Paris Berlin est rompu sur ce point.

C’est parce que les négociations traînent depuis 2013 que les deux chefs d’Etat prennent sur eux de conclure au plus tôt, espérant forcer la main des autres. L’enjeu est réellement de supprimer les obstacles actuels au libre échange. Les 500 millions d’Européens représentent le plus grand marché du monde entier, l’Allemagne a pour premier partenaire les Etats-Unis (qui ont détrôné la France depuis deux ans).

 

Obstacles au libre échange

Les négociations ont buté sur quatre points au moins :

1° Les normes : la plupart des produits américains ne satisfont pas aux normes européennes, en général plus restrictives en matière de sécurité, de santé (question des OGM par exemple), de pollution. Réciproquement le « Buy American Act » interdit l’importation aux Etats-Unis de produits stratégiques ou ayant des composants stratégiques – et la définition en est large.

2° Les producteurs des deux côtés ne peuvent avoir accès aux marchés publics ; Obama a en particulier fait voter le « Jobs American Act » (2014).

3° Les subventions à l’agriculture, qui ont bloqué les négociations de l’OMC, ne sont pas supprimées ni d’un côté ni de l’autre.

4° Il n’y a pas d’accord sur les recours et les procédures d’arbitrage en cas de conflit.

Il va de soi que ces obstacles ont été rehaussés depuis la poussée de protectionnisme sous l’effet de la crise, puis de la stagnation durable.

 

La mondialisation en cause

En Europe les altermondialistes ont le vent en poupe. Les autorités de Bruxelles en sont largement responsables, parce qu’elles ont choisi l’harmonisation forcée au lieu d’accepter la mutuelle reconnaissance des normes qui était prévue dans l’Acte Unique (1986). Bruxelles n’a cessé d’accuser les pays de dumping social, de dumping fiscal, de dumping environnemental : tout pays ou toute entreprise qui a de meilleures performances est soupçonné de concurrence déloyale. Les réglementations et normes européennes se multiplient sans cesse. En France, il y a une large majorité politique souverainiste, le patriotisme économique est prêché par Montebourg aussi bien que par Estrosi ou Marine Le Pen. L’étranger est accusé de créer le chômage national. Aux Etats-Unis, les tentations isolationnistes l’emportent à nouveau. La dépendance énergétique des Américains a été supprimée par la découverte des gaz de schiste. Mais les deux candidats à la présidence multiplient les discours isolationnistes : Donald Trump par conviction, exploitant les haines raciales et religieuses, Hilary Clinton par émulation de Sanders, marxiste anti-impérialiste.

 

Le libre échange, source de prospérité et de paix

Il faut évidemment relire Bastiat pour se pénétrer des bienfaits du libre-échange. Son principal bienfait est d’élargir l’espace des échanges et par conséquent l’efficacité de la concurrence. Les Européens doivent beaucoup à l’Europe non pas grâce au gouvernement de Bruxelles ou au Parlement, mais par l’ouverture des frontières qui a permis de faire circuler les produits, les services, les capitaux, les hommes et les idées. Cette diversité est productive alors que l’harmonisation forcée est stérile.

Le libre échange est aussi source de compréhension entre les peuples, Adenauer et Schuman ont scellé l’amitié franco-allemande. Les dirigeants du monde libre réunis à Dumbarton Oaks en 1944 et les signataires de la Charte de La Havane en 1947 avaient compris que la deuxième guerre mondiale avait été provoquée par la montée en puissance des nationalismes, par la restriction du libre échange mondial, par l’anarchie monétaire. Ces évidences seraient-elles oubliées aujourd’hui ?

 
More Articles :

» Du commerce international au libre-échange mondial

La « guerre commerciale » fait craindre un recul du libre échange mondial. C’est ce que l’on pense en général après les initiatives de Donald Trump et les réactions des partenaires commerciaux des Etats Unis.  

» La guerre économique n’aura pas lieu

Je suis naturellement inquiet par la montée du protectionnisme, qui a gâché le plaisir de l’élite mondiale réunie à Davos. En 2008, après la crise des subprimes, le G20 (sous l’influence conjointe d’Obama et Sarkozy) avait mis ses...

» Un centenaire d’inhumanité

Depuis le 25 octobre 1917, l’inhumanité a régné dans le monde entier. Elle a régné dans les camps de concentration, dans les prisons, dans les massacres et les génocides. C’est déjà un abominable bilan. Mais elle a régné et règne...

» Les cinq sous de l’APL

L’APL est un feuilleton dont chaque épisode maintenant quotidien nous régale. Mais évidemment cette grande réforme n’affecte ni les causes du déséquilibre budgétaire ni les facteurs de la crise du logement et des loyers …

» Hausse de la CSG : inefficace et injuste

Elle n’est ni sociale ni efficace, elle pénalise les Français non salariés

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres