SOS RACISME FINANCE PAR LES FONDS SECRETS


Comme vient de le confirmer la nomination de Malek BOUTIH au bureau national du PS, SOS racisme joue un rôle important comme antichambre et vivier du parti socialiste.

Cela valait bien une aide du gouvernement de Lionel JOSPIN. L’association n‘aurait pas survécu à l’année 2001 le Premier Ministre n’avait pas puisé dans les fonds secrets de Matignon pour apporter 1,5 millions de francs (sur un budget de 7 millions).

C’est la Cour des Comptes qui, dans un rapport très sévère, épingle cette honorable pratique, elle évoque de « graves insuffisances de gestion et de rigueur » pour les années  ». Le président de la Cour précise «  L’association n’aurait pas pu échapper à la mise en redressement judiciaire sans des concours financiers publics de caractère exceptionnel, subventions au titre de la réserve parlementaire de 1998, 1999, 2000, sur le budget de l’éducation nationale et surtout en 2001 subvention des services du premier ministre au titre des fonds spéciaux ».

On note aussi quelque fantaisies de gestion « registre du personnel approximatif, confusion entre les statuts des dirigeants et des salariés, frais non justifiés à hauteur de 400 000 francs en 2000 et 205000 francs en 2001, conventions de partenariat à la limite de l’emploi déguisé, collectes de cotisations dans les comités locaux jamais parvenues au siège ». On note aussi des prêts d’honneur consenti à quelques « potes » sans le moindre contrôle et pas de petites sommes : 273 427 francs pour sa vice-présidente et francs pour Harlem DESIR. Ces sommes devaient leur servir à financer une précédente condamnation (frais d’avocats et dommages). Comme le disent pudiquement les magistrats «  cette aide n’entrait pas dans l’objet de l’association »…

Faut-il multiplier les exemples ? L’ancien président Fodé SYLLA (devenu député européen) a quitté ses fonctions en emportant la voiture de l’association et sans rembourser les 60 000 francs que SOS lui avait prêté à son départ. La Cour des comptes, comme le souligne le Figaro qui rapporte ces informations estime « ce don peu conforme à l’objet de l’association, non traité fiscalement comme tel et non inscrit dans les comptes sociaux. ».

Le nouveau gouvernement a placé SOS racisme sous la tutelle financière d’un contrôleur d’Etat… avant de régler les dettes fiscales et sociales par le biais de subventions. Mais les dettes persistent, en dépit de ces aides généreuses. A titre indicatif, le montant des subventions publiques représente 88,3% des recettes, alors qu’il n’y a que 400 adhérents payants ! Que va faire l’actuel gouvernement en 2003 ? Pour l’instant, il reporte sa générosité sur ATTAC : on l’a vu pour Evian. Net progrès.

 

 

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