En France, la discussion sur la répartition des parts de marché entre les établissements éducatifs libres et publics reste un sujet brûlant. Après avoir analysé les données, il semble que les effectifs dans le secteur de l'éducation reflètent un déséquilibre significatif, où le secteur privé sous contrat occupe une place bien plus majeure que prévu. Selon les chiffres récents, les lycées privés sous contrat représentent une part importante parmi les 100 premiers lycées du pays, avec pas moins de 78 établissements provenant de ce secteur.
Historiquement, la distribution des parts de marché a été fixée arbitrairement à 20% pour le secteur libre et 80% pour le secteur public, une répartition qui ne tient pas nécessairement compte de l'évolution démographique ni des préférences actuelles des parents et des élèves. Ce modèle cisaille la compétitivité et laisse peu de place à l'adaptation en fonction des besoins contemporains et locaux.
Les avantages des lycées privés, souvent dotés de programmes enrichis et plus flexibles, attirent des familles cherchant un enseignement de qualité qui n'est pas toujours accessible dans le secteur public. Toutefois, cela pose question quant à l'accessibilité de l'éducation pour tous, un principe fondamental de la société française.