| ALLENDE OU LA TENTATION
DU NAZISME | |||||||||||||||||
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| « Les Hébreux se caractérisent par des formes déterminées de délit : escroquerie, fausseté, calomnie et, surtout, usure. ( ) Ces données font soupçonner une influence de la race sur la délinquance ». Ces phrases ne sont pas extraites de « Mein Kampf » ou dun quelconque discours politique de Hitler mais de la thèse de doctorat de Salvador Allende intitulée « Hygiène mentale et délinquance » soutenue en 1933. Cest un Allende plutôt différent de lhistoriographie officielle que nous rend Victor Farias, docteur en philosophie, connu surtout pour son livre sur lengagement nazi de Heidegger. Président du Chili entre 1970 et 1973, Allende est resté le mythe du socialisme tué par une conspiration de la droite avec le concours de la CIA qui aurait emmené Pinochet au pouvoir. En réalité, Allende, élu avec un programme social-démocrate, conseillé par des « experts cubains et soviétiques » a eu la mauvaise idée de faire une politique économique marxiste avec des nationalisations et des expropriations qui ont fait fuir les propriétaires et les investisseurs étrangers. Les résultats ne se sont pas fait attendre : crise économique, pénuries, crise politique, démonstrations de masse (les fameuses mères de famille frappant dans les casseroles vides). Le coup dEtat était donc inévitable (surtout dans cette région du monde) et pour ce qui est du rôle des Américains, louverture des archives soviétiques a bien montré quils nont été pour rien ni dans le renversement, ni dans lassassinat (maquillé en suicide) dAllende. Voici ce que dit Carlos Rangel dans son célèbre « Du bon sauvage au bon révolutionnaire » (Robert Laffont, 1976) : « Le bouleversement émotif (et idéologique) causé en Amérique latine par la Révolution cubaine fut sans aucun doute lune des causes fondamentales de léchec (ou, en tout cas, du dénouement brutal) de lexpérience chilienne de Front populaire. Sil ne sétait pas senti obligé de « se montrer à la hauteur » de Fidel Castro et du Che, et surtout sil navait pas eu sur sa gauche la pression des castristes et des guévaristes, il est probable que Salvador Allende serait encore vivant, quil serait président du Chili et quil transmettrait la présidence à un successeur régulièrement élu en 1976 ». Mais revenons au livre de Farias bourré de citations tirées de sa thèse ou de ses discours. Voici ce quil préconise en 1939 lorsquil était ministre de la Santé : « Le ministre Salvador Allende déclara quil étudiait la rédaction dun projet de loi sur la stérilisation des aliénés, en complément de la lutte contre les maladies vénériennes et le traitement des narcomanes ». A lépoque, seule lAllemagne nazie avait commencé un programmes similaire Il confia lélaboration et lapplication du projet à des scientifiques ouvertement racistes comme le Dr Eduard Brücher et le Dr Hans Betzhold, la plus grande autorité sur leugénisme au Chili et fervent partisan de leuthanasie nazie. Une commission ad-hoc est chargée de la formulation du texte définitif dune loi « eugéniste négative » et des « tribunaux de stérilisation » sont mis en place. Ce projet lancé entre 1939 et 1941 (lorsque Allende fut ministre) est comparable à celui de lAllemagne nazie commencé en 1933. Comme un marxiste-léniniste pur sang et comme « progressiste », Allende établit des relations entre le délit, la maladie mentale et les races. Ses exemples se référent aux peuples « de couleur » (Hindous, Arabes, Gitans), nomades-vagabonds (Juifs, Bohémiens) ou dEurope du Sud (Espagnols, Italiens du Sud) mais jamais aux « Nordiques », aux « Germains » ou aux Anglo-saxons. « Les Gitans constituent habituellement des groupements délictueux où règnent la paresse, la colère et la vanité. Les homicides sont très fréquents entre eux ». « La plupart (des tribus arabes) sont aventureuses, imprévoyantes, oisives et portées au vol ». Pour Allende, la mendicité est liée aux troubles mentaux et à lorigine ethnique, la société mériterait dêtre « nettoyée » de toutes ces misères. Seule, « une dictature de travailleurs organisés est nécessaire » et capable de le faire. Bizarrement,
toutes ces finesses idéologiques ont été gommées par les admirateurs socialistes
de lancien président chilien. Et la parution de son livre en France a été ou
bien complètement occultée (suite à des luttes intestines, la rédaction de « lExpress »
a finalement décidé de ne pas ouvrir le débat) ou bien elle a subi les attaques
des gardiens de service (le journal « Libération »). La tentation totalitaire
de la gauche est toujours dactualité. En vitrineBogdan Calinescu
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