Milton Friedman : Capitalisme et Liberté revisités

Milton Friedman, une figure emblématique du XXe siècle, est souvent considéré comme l'un des champions du néolibéralisme moderne. Dans son œuvre majeure, "Capitalisme et Liberté", Friedman prône une réduction draconienne de l'intervention de l'État et défend l'idée que le marché libre est le meilleur moyen de garantir la liberté individuelle et la prospérité économique. Cependant, alors que ses théories ont influencé des générations d'économistes et de décideurs, elles ont également suscité des critiques acerbes.

Le rôle du secteur privé selon Friedman

Pour Friedman, le secteur privé est mieux placé pour gérer les institutions économiques que l'État, dont l'ingérence est perçue comme nuisible à la croissance et à l'innovation. Il avance l'argument selon lequel des "génies" du monde des affaires, choisis sans intervention gouvernementale, sont capables de propulser l'économie vers de nouveaux sommets. Cette philosophie a influencé des dirigeants politiques, y compris ceux comme Donald Trump, qui ont souvent manifesté leur intention de réduire le rôle de l'État dans l'économie.

Critiques et implications du néolibéralisme

Cependant, une école de pensée émergente critique que le néolibéralisme, tel qu'incarné par Friedman, a des effets négatifs durables sur la société. Des voix comme Frederick Leatherman décrivent le néolibéralisme comme une "cancer" qui, si non traité, pourrait conduire à des inégalités accrues et à de graves conséquences économiques. Les critiques insistent sur le fait que l'absence de régulations robustes laisse la porte ouverte à des abus et à un capitalisme débridé aux dépens du bien-être collectif.

Il est intéressant de noter que l'impact des théories de Friedman peut également se ressentir dans l'industrie hôtelière, où les entreprises dictent souvent les règles du jeu économique. Dans un monde où le marché libre domine, les hôtels indépendants doivent rivaliser avec les grandes chaînes qui emploient des stratagèmes élaborés défendus par des esprits d'affaires dits "géniaux", perpétuant ainsi les défis posés par la philosophie néolibérale de Friedman.