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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Malgré sa défaite Angela Merkel garde le cap PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 16 Mars 2016 00:00

Elle confirme sa politique d’immigration. A-t-elle raison ?

 

 

Les élections régionales d’avant-hier ont donné la victoire au parti populiste AfD (Alternative für Deutschland) et la défaite à la CDU d’Angela Merkel. Les socialistes du SPD, alliés de la chancelière au sein du gouvernement, s’en sortent encore plus mal, car leur soutien à la politique d’immigration est encore plus marqué que chez certains membres de la CDU ou de l’allié bavarois CSU, où les frondeurs sont nombreux. Car la campagne électorale s’est déroulé sur le thème de l’immigration, avec l’hostilité radicale de Frauke Petry, l’équivalente allemande de Marine Le Pen : nationalisme et anti-capitalisme.

Pourtant, Angela Merkel a confirmé son cap : « Je continuerai à faire ce que j’ai fait au cours des derniers mois ». Ce qu’elle a fait c’est d’une part refuser de fermer les frontières allemandes et, d’autre part, obtenir un accord avec les autres Européens sur le contrôle des immigrés, à travers les hotspoints (peu efficaces) et plus récemment le concours des Turcs d’Erdogan (personnage peu sympathique et peu fiable).

Mais peut-elle faire autrement ? Sa politique est déterminante pour l’économie de son pays, elle permet de maintenir le coût du travail à un niveau compétitif et de régler les problèmes intergénérationnels nés du vieillissement de la population, notamment celui des retraites.

Mais sa politique est aussi question de principe : Angela Merkel se réfère au précédent de tous ces Allemands de l’Est (dont elle faisait partie) passant à l’Ouest et de la solidarité agissante de la part des cousins de l’Ouest. L’Europe échapperait-elle à son devoir de solidarité. Il est vrai que la ligne est étroite entre une Europe sans frontière et une Europe ouverte aux quatre vents.

Ce qui justifie sans doute la confirmation de sa politique, c’est d’abord que le gros de la vague est passé (du nouveau en Syrie ?) et ensuite que les Européens finiront par accepter l’argument de la solidarité comme ils l’ont fait à l’égard des Grecs.

Enfin, y a-t-il une alternative autre que celle proposée par AfD ?

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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