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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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François et Hollande PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 23 Août 2016 00:00

La visite du Président au Souverain Pontife semble très électorale

 

 

Les relations entre la France et le Vatican ont connu une crise aiguë et durable : quatorze mois avant la nomination de Philippe Zeller comme ambassadeur auprès du Saint Siège, quatorze mois pendant lesquels le Pape François a rejeté Laurent Stefanini au motif de son homosexualité. Le contexte expliquait le refus : on était en pleines manifestations contre la loi Taubira et le mariage pour tous.

François Hollande a-t-il apporté au Saint Père la promesse de revoir les lois Taubira ? Certainement pas. De son côté le Pape François n’a pas désarmé sur les questions de l’avortement, de la GPA et du mariage homosexuel. La plupart des observateurs en concluent que la visite à Rome s’inscrivait dans la campagne électorale du Président. Il allait à la pêche du vote catholique.

Cependant la rencontre fait naître deux interrogations. La première est sur le message que le Pape François diffuse depuis trois ans. C’est un mélange ambigu de positions conservatrices, sur la famille, le mariage, la jeunesse, et de discours sociaux contre les inégalités et contre la finance. La finance, voici le terrain d’entente, la morale voilà la pomme de discorde. Par comparaison, la sollicitude du Souverain Pontife pour le peuple français lourdement touché par le terrorisme semble un prétexte habile pour justifier la rencontre.

La deuxième interrogation porte sur l’existence réelle d’un vote catholique. Certes l’épiscopat français a les moyens d’orienter le vote des fidèles. Mais il ne s’agit que des fidèles, et les fidèles ne sont pas unanimes. Les catholiques non pratiquants ne sont guère sensibles aux homélies dominicales et aux lettres épiscopales. Quant aux fidèles pratiquants, ils sont certainement partagés entre les lecteurs de la Croix et ceux de Famille Chrétienne et ceux qui lisent les deux. On aime bien la miséricorde de François, mais Saint Jean Paul II est resté dans les cœurs. Dans ces conditions, la démarche électorale de François Hollande n’est qu’une tentative de redorer le blason du Président, qui aurait troqué le laïcisme contre l’œcuménisme.

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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