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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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DU PAIN ET DES JEUX PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 06 Juin 2011 01:00
Pédagogie l www.libres.org

« Panem et circenses » : Du pain et des jeux. La recette jadis inventée par les empereurs romains pour contenter le peuple est toujours payante. Les gens n’aiment pas manquer du strict nécessaire, et ils aiment les distractions qui les délivrent de leurs soucis quotidiens. Quand il y a un peu moins de pain, il faut trouver de nouveaux jeux.

Je ne sais pas si le gouvernement actuel est réellement compétent pour assurer le pain quotidien des Français, mais je vois qu’il s’emploie à merveille pour nous offrir chaque jour de quoi nous distraire franchement. 

L’affaire des radars pédagogiques aura été l’un de ces épisodes désopilants nés de l’insanité des mesures gouvernementales, au point que tout le monde a commencé à en pleurer pour finalement en rire.

Risible la manière dont nos ministres se sont pris les pieds dans le tapis. Première annonce, suppression des panneaux d’annonce des radars fixes, interdiction des appareils de détection réduction des vitesses de circulation en agglomération, et suppression des mesures d’allègement envisagées en ce qui concerne le retrait de points. « Je ne cèderai pas sur la sécurité routière », prévient le Président. Première réaction : les automobilistes se mobilisent, et la cote de la majorité en prend un coup, au point que les parlementaires se déchaînent contre le gouvernement.

Deuxième annonce : on revoit le système des retraits de points, et on remet à Octobre l’enlèvement des panneaux. Les automobilistes et les parlementaires auraient-ils gagné ?

Pas du tout : raide dans ses bottes, mais souple dans sa démarche, Claude Guéant explique que les nouveaux radars qui apparaîtront au bord de nos routes seront des radars « pédagogiques », et rien de plus.

Voici comment le radar est finalement devenu un jouet pédagogique : le gouvernement ne veut pas faire de répression, mais simplement donner aux Français l’éducation qui leur manque.

Cette « éducation » est assez risible aussi. Supprimer les panneaux de radars fixes et équiper toutes les routes françaises de quelque 4.000 radars pédagogiques représente incontestablement une avancée décisive de l’intelligence bureaucratique. A-t-on compris la philosophie de ces nouvelles machines ? Elles vous alertent sur vos dépassements de vitesse, mais ne vous pénalisent pas. Donc, vous savez que vous êtes en infraction. Allez-vous pour autant changer votre conduite ? Certainement pas si vous êtes des conducteurs avisés et prudents, qui n’ont donc pas besoin de ces panneaux. Et certainement pas si vous êtes des conducteurs inconscients, qui n’ont plus aucune raison de ralentir puisqu’ils ne risquent ni amende ni retrait de points.  

Ce nouveau jouet est conçu pour distraire le peuple comme il se doit. Pendant que l’on agite le hochet des radars, on s’inquiète moins des questions importantes : le chômage et l’inflation allant croissant (en dépit de l’optimisme des annonces officielles), les dépenses publiques et les impôts de plus en plus élevés, les déficits sociaux, et notamment ceux de la santé et de la retraite. Le pouvoir d’achat est menacé. Le pain commençant à manquer. Il fallait donc bien attirer la population vers de nouveaux jeux. 

Les jeux pédagogiques permettent encore de masquer les jeux interdits : les jeux des scandales, des mensonges, des corruptions, des trafics, des conflits d’intérêt, des faux témoignages. Les médias s’en sont régalés, et en redemandent encore.

Tout est fait pour infantiliser ce pays. L’important c’est de trouver chaque jour le gadget communicatif qui sera confié aux hauts parleurs. Les radars ont supplanté DSK, mais pas le FMI. Ils s’inscrivent dans les feuilletons qui tiennent le lecteur en haleine.  

Pour quelques jours Roland Garros et les rencontres de l’équipe de France de football pourront aussi occuper les esprits. La sécheresse peut aussi réchauffer le cœur des Français, comme naguère le CO2 réchauffait la planète.  

Le gouvernement sera heureux d’avoir dérivé la peur des Français vers des radars ; ils en oublient d’autres peurs, bien plus justifiées. En particulier, le jeu de la sécurité sur les routes fait oublier la forte revendication pour la sécurité dans les rues, dans les écoles. Le contrôle des vitesses par une machine permet de ne pas s’engager dans le contrôle des consommations de drogues et d’alcool. Mais peut-être va-t-on doubler les radars pédagogiques d’éthylomètres eux aussi pédagogiques. Pendant qu’on lutte contre la vitesse à 50 à l’heure ou à 10 kmh près, on ne lutte pas contre les addictions ni contre leurs causes.  

La majorité actuelle court à sa perte en multipliant les contes pour enfants, alors que ses électeurs attendent d’elle qu’elle ait le courage d’aborder et de résoudre les vrais problèmes et de mener les grandes réformes. Je crains en ce moment que la bioéthique devienne à son tour un jouet de circonstance, alors que c’est de la vie et de la dignité de la personne humaine qu’il s’agit. Il est dommage que les hémicycles de l’Assemblée et du Sénat ne soient pas équipés de radars pédagogiques. Il apparaîtrait que les limites sont souvent franchies.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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