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Innovation et destruction créatrice

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Comprendre la crise du logement
L’ouvrage de Christian Julienne – Comprendre la crise du logement – fait la lumière sur un domaine que les associations gauchisantes et les médias se sont accaparé. Il démontre que c’est bien l’Etat qui est le principal cou
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Couverture du livre Comprendre la crise du logement
Catégorie: Année 2010
Editeur: Les Belles Lettres
Année: 2009
Visites: 7551
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Mais pourquoi parle-t-on d’une crise du logement ? Le parc immobilier français a triplé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et son taux de construction pour 1 000 habitants est supérieur depuis 25 ans à ceux de l’Angleterre, de l’Italie ou de la Belgique. Malgré cela, on ne cesse de parler de pénurie de logements, les associations accusent les propriétaires et demandent des aides publiques et les médias s’en donnent à cœur joie. Or, les propriétaires n’y sont strictement pour rien. La crise du logement est le résultat direct de l’interventionnisme étatique. Ce sont bien les pouvoirs publics qui l’ont fabriquée en menant une politique foncière et une politique financière complètement coupées des réalités. En voulant « aider » et « faire du social », l’Etat a créé de la rareté  dans un domaine où c’est l’abondance qui devrait être de mise. Tout d’abord en refusant d’élargir les domaines de construction et en préférant de reconstruire la ville sur la ville. En prétextant la protection de l’environnement ou la préservation du territoire agricole, les décideurs publics (le pouvoir des maires n’a cessé de se renforcer depuis le début des années 1980) ont bloqué la construction des logements neufs. Comme attendu, il s’en est suivi une forte hausse du coût du foncier : celui-ci représentait environ 20 % d’une opération de construction dans les années 1960/1970 est passé aujourd’hui à plus de 30 % dans le collectif et 35 à 40 dans l’individuel. Aujourd’hui, 71 % de la construction neuve est réalisé dans les communes de moins de 5 000 habitants et 81 % dans celles de moins de 10 000.

            Mais les pouvoirs publics n’ont pas seulement déformé le marché du logement privé, ils ont aussi perverti le logement social. Alors que celui-ci devrait être occupé par ceux qui touchent des minima sociaux ou bien qui touchent des rémunérations maigres, autour du SMIC, les rapports  successifs ont montré que le logement social est devenu le refuge pour une grande partie de la population, quels que soient ses revenus. Grâce aux plafonds des revenus fixés et aux allocations et aides sociales, environ 80 % de la population peut prétendre à un logement social. Au lieu d’être une simple transition, le logement social dans une HLM est aujourd’hui accordée à vie et même transmissible aux descendants…

Les organismes HLM profitent de la manne publique – directe ou indirecte – en se constituant une trésorerie impressionnante : plus de 11 Mds d’euros (environ six mois de loyer). Ils n’ont aucun intérêt à vendre leurs logements aux locataires…

Pour ce qui est du marché locatif privé, la loi Quillot (1982) a considérablement remis en cause le droit de propriété en rendant le propriétaire dépendant des projets du locataire. Malgré les incitations fiscales mises en place par la suite, le marché immobilier fût touché de plein fouet.  

La conclusion de Christian Julienne n’a pas besoin de commentaires : ce qui manque en France pour résoudre la crise du logement c’est la volonté politique. Libérer le marché, faciliter les constructions, supprimer les réglementations seraient faire preuve de volonté de…réforme.

Date d'insertion: Vendredi, 11 Juin 2010 15:57

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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