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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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EDF, les dessous du scandale. Comment EDF risque de nous imposer des tarifs trop élevés et rêve d’étouffer la concurrence
Dans son ouvrage, Pascal Perri dévoile les astuces mises en place par l’entreprise publique pour tromper la concurrence et garder le monopole. Un service public au détriment des consommateurs.
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Couverture du livre EDF, les dessous du scandale. Comment EDF risque de nous imposer des tarifs trop élevés et rêve d’étouffer la concurrence
Catégorie: Année 2010
Editeur: Lattès
Année: 2010
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Professeur d’économie chez Negocia-Advancia, Pascal Perri s’insurge à juste titre contre les pratiques de cette entreprise nationale dont la devise est « Nous vous devons plus que la lumière ». Alors que la Cour des Comptes vient d’épingler à nouveau (trois ans après sont dernier rapport) le Comité d’entreprise d’EDF qui dispose d’un budget de 500 millions d’euros et a pourtant les comptes dans le rouge, on apprend que les privilèges des agents ne sont pas les seuls excès du fournisseur d’électricité. Paradoxalement, le monopole n’a pas permis de faire baisser les prix et on parle même d’une augmentation des prix de 24% en cinq ans. Une grande opacité règne d’ailleurs sur les coûts et les prix d’EDF, une entreprise qui part à la conquête des marchés étrangers tout en gardant le monopole en France. EDF concentre plus de 90% du marché français de la distribution électrique (30 millions d’abonnés). Il y a eu des investissements à l’étranger, certains très profitables (en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Autriche et en Belgique) et d’autres beaucoup moins, comme par exemple au Brésil et dans d’autres pays de l’Amérique latine qui ont coûté des milliards à l’entreprise. EDF profite largement de l’ouverture des marchés car la moitié du chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger. Pourquoi ne pas faire profiter aussi les consommateurs français ?

Les autres concurrents n’ont pas le même accès à la matière première. Quant à l’information des consommateurs, elle est faite surtout de rumeurs et de chiffres faux. EDF veut garder le monopole même si les consommateurs sont perdants. En décembre 2009, EDF avait volontairement interrompu la fourniture d’électricité à des millions de foyers en région Provence, Alpes, Côte d’Azur. De même en Bretagne. Et les incidents de ce genre sont de plus en plus nombreux avec les grands froids.

L’entreprise EDF n’est pas du tout en bonne santé financière. L’entreprise affiche une dette de plus de 24 Mds d’euros (16.5 Mds en 2007) pour un chiffre d’affaires de 60 Mds d’euros. Les engagements non provisionnés des retraites des agents EDF-GDF qui s’élèvent à plus de 90 Mds d’euros sont à la charge des assurés du privé. En effet, depuis janvier 2005, le régime des agents a été «adossé » à celui des salariés du privé via une nouvelle taxe : « Contribution tarifaire d’acheminement du gaz et de l’électricité » dont les recettes s’élèvent à plus d’1 Milliard d’euros par an (Voir les comptes d’EDF).

On peut se demander aussi pourquoi EDF n’a pas investi pour enterrer les lignes de haute tension qui enlaidissent le territoire ? D’autres pays (l’Allemagne par exemple) l’ont fait depuis longtemps.

Malgré la situation financière catastrophique (90 Mds d’euros non provisionnés) du régime spécial d’EDF, le système de retraite n’a subi qu’une réforme « paramétrique ». En échange de l’allongement très progressif de la durée d’activité de 37.5 à 40 ans, les agents d’EDF et de GDF ont bénéficié de très nombreux avantages nouveaux : primes supplémentaires, revalorisation des traitements, augmentation des retraites, adoption d’un régime complémentaire par capitalisation… Les nouveaux privilèges ainsi que les limites de cette (fausse) réforme ont été révélées par plusieurs Rapports du sénateur Dominique Leclerc. Rappelons aussi que le régime de retraite des agents EDF et GDF a été « adossé » au régime général en 2004. Ce qui veut dire que le trou du financement est compensé par ceux du privé (actifs et retraités) grâce à leurs cotisations et aux taxes imposées par l’entreprise publique sur la facture d’électricité.

C’est ce qu’on appelle le service public pour…soi-même.

Date d'insertion: Vendredi, 24 Septembre 2010 17:45

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