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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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La France piégée. Comprendre la crise
Le journaliste « libéral » publie un ouvrage dans lequel il fait une analyse correcte mais incomplète de la crise, une radiographie de la situation française et quelques propositions.
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Couverture du livre La France piégée. Comprendre la crise
Catégorie: Année 2010
Editeur: j'ai lu
Année: 2009
Visites: 7273
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Jean-Marc Sylvestre est un journaliste atypique. Dans le paysage marxisant des médias français, il est considéré comme un libéral. On  peut très bien dire que ce n’est pas un « vrai » mais il faut néanmoins reconnaître que défendre l’économie de marché dans les médias audiovisuels c’est déjà avoir beaucoup de courage. D’autant plus qu’il a des fonctions de responsabilités : rédacteur en chef à TF1 et Directeur adjoint de l’information de TF1-LCI. Sur LCI, il anime un débat qui donne régulièrement la parole aux chefs d’entreprise.

On comprend dès le début de l’ouvrage que l’élection de Sarkozy lui a donné l’espoir des réformes en France. Mais « un an et demi plus tard, tout a changé. La France de Sarkozy se retrouve piégée. Embourbée dans un tissu de contraintes dont elle ne se sortira pas avant longtemps. Les chantiers ont été ouverts partout. On a démoli les vieilles structures mais on ne voit pas encore fonctionner les nouvelles qui doivent les remplacer. La France se découvre plombée, engluée. Pas de croissance, pas de pouvoir d’achat, pas d’augmentation de salaires, mais de l’inflation partout, sur l’essence, le pain, les pâtes alimentaires, les loyers… Les programmes présidentiels se fracassent les uns après les autres…». La faute seulement à la conjoncture internationale ? A la crise de 2008 qui, en réalité, a commencé fin 2007 en France ? C’est ce que semble suggérer l’auteur.

Plusieurs chapitres reviennent sur les causes de la crise immobilière et financière de 2008 et sur son déroulement. Le rappel est pédagogique mais incomplet. Trop peu de lignes sont consacrées aux organismes parapublics, Fannie Mae et Freddie Mac ainsi qu’aux origines politiques de la crise immobilière : le logement privé pour tous. Trop d’attention est accordée aux statistiques économiques et aux organisations internationales. Et l’on ne suit vraiment pas J.M. Sylvestre dans son apologie des banques centrales. Non, la FED a joué un rôle des plus néfastes dans le déclenchement de la crise en jouant depuis des années avec le taux d’intérêt, ce qui a d’ailleurs été reconnu par Greenspan devant la Commission d’enquête du Sénat. Injecter de l’argent ne sauve pas le système malade, ça prolonge son agonie. Et, en effet, l’auteur le reconnaît : les risques d’inflation sont très élevés. Vouloir éteindre l’incendie c’est aussi prendre le risque de l’étendre en créant de l’inflation.

Là où J.M. Sylvestre a totalement raison c’est lorsqu’il rappelle les « allergies françaises » : la peur de l’économie de marché et de la mondialisation, la crainte du progrès et de l’innovation (je dirais que la France est parmi le dernier pays à ne pas comprendre le rôle de l’innovation dans le monde d’aujourd’hui). Hier, les gazettes critiquaient les chemins de fer parce qu’ils seraient nuisibles aux femmes enceintes, de nos jours, on fait peur avec les OGM ou avec les portables… Les Français doivent comprendre que les chemins de la réussite professionnelle ne passent plus par l’ENA mais par la création d’entreprise.

Enfin, il y a le problème de la situation française. L’Etat – et non pas les Français – vit au-dessus de ses moyens. Les déficits et la dette ne cessent de se creuser. Chaque enfant naît avec plus de 20 000 euros de dette publique dans son berceau. Plus grave encore, tout cet argent est gaspillé en dépenses de fonctionnement de l’Etat et non pas d’investissement afin d’entretenir une armée de fonctionnaires et d’agents publics protégés par des syndicats d’un autre âge. Ces derniers, malgré quelques efforts insignifiants, refusent toute réforme de bon sens et ne font que défendre les privilèges « acquis » de la fonction publique. Une réforme radicale de leur financement s’impose : il s’agit de leur couper toute source d’argent public. « Le mal de vivre des fonctionnaires… » intitule un des chapitres. On ne voit pas très bien lequel. D’ailleurs, l’auteur écrit pertinemment que leurs salaires sont plus élevés et le statut les protège de la crise…

Pour ce qui est des remèdes, J.M. Sylvestre est pour un partage de profits dans les entreprises (sic), pour retarder l’âge de départ à la retraite et pour une grande réforme de l’Etat. Dommage (c’est voulu ?) qu’il oublie la capitalisation…

Date d'insertion: Vendredi, 15 Janvier 2010 23:56

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