Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

Bulletin de commande

 

Portait

Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

Lire la suite...
liberté | responsabilité, Developpement Omnis Coloris
Revue des livres

Retour à la racine > Année 2009

Au nom du Fisc
C’est le livre complet sur les impôts. Vous apprenez tout ce qui vous concerne et vous ne serez pas étonnés : l’Etat vous ponctionne à chaque fois que vous gagnez le moindre centime. Expédition au cœur du monde des impôts.
PDF Imprimer
Couverture du livre Au nom du Fisc
Catégorie: Année 2009
Editeur: Editions du Cri
Année: 2009
Visites: 7228
Avis des utilisateurs:  / 0
MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Vous souvenez-vous de la chanson des Inconnus, « Rap tout ! » ? Des vampires du fisc en train de chanter la manière dont ils dépouillent les gens de tout ce qu’ils ont…  Je suis presque certain s’il avait entre les mains le livre d’Olivier Bertaux,  le groupe se mettrait à refaire leur chanson. Il pourrait y puiser suffisamment de matière pour de nouvelles paroles.  En effet, si le pays appelé « L’Absurdistan » existait, il se trouverait bien  du côté de Bercy et des impôts. Pour ce qui est  de l’imagination et de l’invention on n’a pas vu mieux. Posséder n’importe quel bien, vous êtes imposé. Avoir des enfants, vous êtes imposé. Vous avez une famille, c’est du pain béni pour le fisc. Car vous avez envie de constituer un patrimoine, donc des biens et donc des impôts à payer. Droits de successions ou de donation font qu’un bien qui reste longtemps dans une famille puisse coûter plus cher en impôts que sa valeur réelle. Et si, par malheur, vous décidez de vendre, vous risquez de payer encore des impôts… Il est donc plus facile, écrit l’auteur avec ironie, de se défaire d’un bien que de l’impôt qui l’accompagne. Et si, par malheur, il vous vient à l’esprit d’acheter autre chose avec l’argent de la vente, l’Etat est encore là pour vous taxer : « Avant d’entrer, vous êtes imposé sur ce que vous avez gagné ; en entrant, vous êtes imposé sur ce que vous achetez ; avant de sortir, vous êtes imposé sur ce que vous possédez ; en sortant, vous serez imposé sur ce que vous vendez… » Voici par exemple la liste de ce qu’on vous prend là où vous habitez : la taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe d’habitation, la taxe sur les ordures ménagères, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et d’autres taxes annexes (les taxes spéciales d’équipement, la taxe de balayage, la taxe pour frais de chambre d’agriculture…). Même Kafka serait perdu…

N’oubliez pas, non plus, la double imposition. Un chef d’entreprise paye des impôts professionnels et aussi des impôts privés. Entre temps, il devra trouver de nouveaux marchés, fabriquer des produits innovants, gérer son personnel et faire attention aux URSSAF. Et s’il a le malheur de dire que son entreprise ne marche plus et qu’il doit licencier, il faudra encore qu’il paye quand ce n’est pas de sa propre personne…

Gare à vous, si vous ne payez pas les impôts. Le fisc est pire que le Cerbère. Il a plusieurs méthodes pour vous mettre la main dessus. D’abord, la taxation d’office ou selon les signes extérieurs de richesse. De toute façon, vous n’avez aucune chance de lui échapper. Les intérêts de retard s’appliquent automatiquement, les pénalités de mauvaise foi ont la côte et la prison est souvent à craindre en cas de fraude fiscale et de récidive.

Le contribuable a aussi des droits. Est-ce que le fisc les respecte ? Pas vraiment, d’où les combats des associations de la société civile comme Contribuables Associés qui non seulement luttent contre le trop d’impôts et de dépenses publiques mais aussi pour montrer au fisc que le contribuable n’est pas un délinquant en puissance. D’ailleurs, l’auteur de cet excellent ouvrage, Olivier Bertaux, est un juriste-fiscaliste qui collabore régulièrement à la revue Le Cri du contribuable avec des conseils fiscaux de bon sens.

J’existe, donc je paye des impôts, c’est la conclusion du livre. Clair, précis, parsemé de dessins humoristiques, c’est une enquête fouillée et complète dans le monde des impôts.

Date d'insertion: Vendredi, 27 Novembre 2009 16:53

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres