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Cahiers Français
Une revue sur les services publics publiée par un organisme public dans laquelle ne signent que des fonctionnaires. C’est de la tromperie sur marchandise !
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Couverture du livre Cahiers Français
Catégorie: Année 2007
Année: 2007
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Il existe plusieurs façons de contester le libéralisme. La première, qui est aussi la plus répandue, est celle des syndicats et de la gauche (mais aussi d’une partie de la droite) dont la tactique consiste à considérer ouvertement le libéralisme comme une « idéologie nuisible, dangereuse pour l’homme et pour la planète ». La seconde, plus sournoise mais tout aussi efficace, préfère l’affrontement indirect, discret et ambigu avec le libéralisme. Cette méthode suit un plan bien défini dans lequel on pourrait trouver des indications du genre : « le libéralisme c’est pas mal mais attention aux conséquences », « d’accord avec le libéralisme mais il faut le réglementer et le maîtriser », « il faut libéraliser mais pas tout », etc.

Le dernier numéro (339) de la revue Cahiers français reflète à merveille l’utilisation de cette dernière tactique. Consacrés aux services publics, les articles (une quinzaine) écrits par des enseignants universitaires tentent de faire le point sur la situation (le degré de libéralisation) dans l’économie administrée de notre pays. Je dis bien « tentent » car la plupart des articles sont d’une indigence intellectuelle et d’un manque d’intérêt tels qu’on se demande s’ils n’ont pas été publiés juste pour faire du remplissage.

Voici quelques exemples de cette ambiguïté dans la critique afin de dérouter le lecteur.

Dans l’introduction : « La libéralisation offre un bilan d’étape mitigé : certains secteurs, comme les télécommunications, ont bénéficié d’une baisse des prix et d’une relance de l’innovation ; d’autres, comme les marchés de l’énergie, connaissent des difficultés persistantes » (alors que le marché a été ouvert pour les particuliers seulement le 1er juillet dernier).

« Le discours sur les services publics est un discours de résistance » ( !)

« L’expression de « service public à la française » permet encore et toujours de rendre compte de la « force du droit » à l’encontre des « dynamiques du marché ».

« Les services publics ont été affectés par le passage de l’ « Etat inséré à l’économie » des Trente glorieuses à un « Etat compétitif ». (sic)

« La libéralisation des services publics, un atout pour les collectivités territoriales »

« La libéralisation permet-elle que les investissements nécessaires soient réalisés ? » (question-réponse)

« L’étude des expériences de libéralisation totale dans le domaine postal amène à considérer les menaces qui pèsent sur l’universalité du service ».

« Les services publics du transport : une réponse aux échecs du marché » (en oubliant le transport aérien)

Enfin, le dernier article de la revue est consacré à l’eau, un « service public » qui a été privatisé en France, ce que semblent oublier nos antilibéraux. Mais là-aussi, le discours équivoque est la règle : « Depuis le début des années 90, une série de réformes législatives et managériales sont intervenues, sous l’effet d’une sensibilité croissante de l’opinion publique. » (comprendre : la libéralisation marche parce qu’elle a été réglementée). 

Cette publication (Cahiers français) éditée par un organisme public, La Documentation française, est destinée en particulier aux étudiants français et étrangers. La lecture de ce numéro ne leur apprend rien sur la réalité des services publics français. Effectifs, salaires, primes, retraites, contrôles, résultats, les services publics vivent dans leur propre monde de privilèges et personne n’y peut rien. Ils sont hors contrôle et les réformer tient de la gageure. De même, il n’y a rien sur le fait que le fossé entre le privé et le public n’a cessé de se creuser ces dernières années. C’est là qu’il existe une terrible fracture sociale. Elle s’est renforcée avec la bénédiction des politiques et l’égoïsme des syndicats auxquels la revue ne fait aucune allusion.

 

Date d'insertion: Vendredi, 07 Septembre 2007 11:40

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