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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Revue des livres

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Aux frais de la princesse. Enquête sur les privilégiés de la République
S’il existe un modèle français ce n’est sûrement pas le modèle social mais bel et bien celui des privilèges accordés à notre nouvelle noblesse, les hauts-fonctionnaires. Cet ouvrage est un vrai catalogue uniquement réservé à certains fonctionnaires.
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Couverture du livre Aux frais de la princesse. Enquête sur les privilégiés de la République
Catégorie: Année 2007
Editeur: Lattès
Année: 2007
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Journaliste, Yvan Stefanovitch est un franc-tireur. Il aime bien les enquêtes sur des sujets tabous ou peu connus. Cette fois-ci il s’attaque aux privilèges d’une caste, celle d’une partie des fonctionnaires et des hauts fonctionnaires français, de vrais nobles de la République. Les résultats de ses recherches montrent un univers d’argent, de privilèges en nature de toutes sortes, de passe-droits et autres avantages que le contribuable français ne soupçonne même pas. Visite de la caverne d’Ali Baba, pardon, de l’Etat français :

Parmi tous les membres de cette nouvelle noblesse, environ 6 000 font partie des grands corps et bénéficient de traitements de (très grande) faveur. C’est le cas de ceux en poste au Conseil d’Etat : salaire de 10 000 euros net par mois pour une charge de travail inexistante, les 322 membres de cette institution font partie d’un club. S’ils s’ennuient ferme, ces hauts fonctionnaires peuvent pantoufler dans le privé (c’est le cas pour une quarantaine d’entre eux et ensuite revenir dans le privé) ou bien être détachés dans d’autres administrations (80 d’entre eux). Ils peuvent aussi cumuler cet emploi avec d’autres : député, ministre ou premier ministre comme Balladur. Ou bien comme Hubert Védrine, ancien secrétaire général de l’Elysée, ensuite ministre, membre du conseil d’administration de LVMH et surtout inventeur de l’impérissable et ô combien profonde formule « d’hyper puissance américaine », il est toujours resté maître de requêtes au Conseil d’Etat. Mais aussi le cas de plein d’autres : Michel Barnier, Martine Aubry, Laurent Fabius, Alain Richard, Jacques Toubon, tous récompensés par les présidents de la République pour de grands services rendus à notre nation (y compris et surtout s’il sont battus aux élections).

A la Cour des Comptes, 40 % des magistrats travaillent à l’extérieur au lieu de s’occuper des comptes de l’Etat (comme Jacques Chirac d’ailleurs). Certains sont même catapultés à la Cour après avoir abandonné leurs circonscriptions aux autres candidats. C’est le cas de René André et de Jean de Gaulle, anciens députés de la Manche pour le premier et de Paris pour le second devenus dans la nuit respectivement conseiller en service extraordinaire et conseiller maître.

Les préfets ne sont pas moins bien dotés. Salaire net de 6 000 euros par mois, ils sont nourris, logés, blanchis et servis par une nuée d’agents de maison. Et certains bénéficient de magnifiques châteaux comme logements de fonction : celui de la région Ile-de-France est logé en plein quartier Saint-Germain, rue de Grenelle, dans l’hôtel du duc de Noirmoutier.

L’auteur n’oublie pas les TPG (Trésorier-payeur-général) et leurs salaires jusqu’à 16 000 euros net pas mois plus des logements de fonction et une voiture grand standing avec chauffeur. Ou les conservateurs des hypothèques avec plus de 15 000 euros net par mois, les receveurs des douanes, les délégués interrégionaux des impôts. 

Mais rares sont les hauts fonctionnaires à atteindre le standing de nos ambassadeurs. Sur 157 que compte la France (un record, plus que les Etats-Unis), 43 d’entre eux touchent plus de 22 500 euros net mensuels auxquels s’ajoutent les indemnités de résidence, d’éloignement, de risques, etc. Et, cerise sur le gâteau, s’il est avec femme et enfants, l’ambassadeur ne paye pas d’impôts. Après l’ambassadeur, les attachés militaires et les conseillers financiers sont les mieux payés : entre 15 000 et 30 000 euros par mois. Et à toutes ces rémunérations impressionnantes s’ajoutent les logements de fonctions et les bureaux, spectaculaires pour certains comme le conseiller culturel français à New York qui prend ses pénates dans l’hôtel particulier Vanderbilt avec vue sur Central Park.

Le livre de Stefanovitch est plein d’informations, son enquête a été menée avec minutie, en complétant l’étude des documents et des rapports avec de nombreux entretiens. A la fin, le lecteur (le contribuable) est écœuré (le chapitre sur les privilèges des fonctionnaires d’outre-mer est absolument saisissantes) et ne souhaite qu’une chose : que tout cela change.

Date d'insertion: Vendredi, 20 Avril 2007 21:00

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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