| LE POUVOIR ABSOLU CORROMPT ABSOLUMENT |
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| Mercredi, 16 Février 2011 01:00 |
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La fameuse formule de Lord Acton est hélas d’une grande actualité
« Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument » : Lord Acton, historien et philosophe anglais du XIXème siècle a eu cette formule saisissante par les temps qui courent. Si l’on observe la scène internationale, on voit que les révolutions dans le monde arabe ont pris prétexte, sinon racine, dans la corruption des dictateurs et de leurs familles. Si l’on observe nos propres affaires intérieures, les membres et les proches du gouvernement se voient reprocher des fantaisies pour le moins choquantes, mais les accusateurs d’aujourd’hui sont les corrompus d’hier, et peu d’hommes et de partis politiques en France sont réellement placés pour donner des leçons de morale aux autres. Ce n’est pas par hasard, et Lord Acton avait raison de lier pouvoir politique et corruption. C’est une évidence : celui qui détient le pouvoir politique n’a de compte à rendre à personne, du moins le croit-il. Il a un sentiment d’impunité. D’autre part il accède à des moyens hors de portée du citoyen ordinaire, la machine d’Etat travaille pour lui. La conclusion est simple : réduire le pouvoir au minimum, pour avoir la corruption minimale. Par contraste, tout élargissement du pouvoir développe la corruption. Transparency International publie un rapport régulier sur les degrés de corruption. Personne ne sera surpris d’observer qu’il y a une corrélation inverse avec le degré de liberté économique, et de liberté politique pour finir. |
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Contresens sur la valeur travail Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise ! Pour Ricardo un produit qui a nécessité 10 heures de travail vaut deux fois plus qu’un produit qui n’a nécessité que 5 heures. La valeur est donc rigoureusement fixée, la valeur est « objective », ce n’est pas l’objet d’une estimation subjective ni d’un choix personnel. Le marché, la nature de l’échange et la personnalité des échangistes n’influent pas sur la valeur d’un bien. Cette conclusion est en rupture complète avec la pensée de Smith, Turgot ou Say, qui tous trois faisaient de l’échange la base de toute activité économique. Elle explique aussi comment Ricardo articulait prix et valeur : si le prix d’un produit sur le marché augmente à cause de la pression de la demande sur l’offre, il passe au-dessus de sa valeur « intrinsèque », donc il encourage l’offre à se grossir et la demande à diminuer, on revient ainsi au prix d’équilibre, conforme à la valeur objective
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