|
Catégorie:
Année 2013
Auteur:
Alain Laurent
Editeur: Les Belles Lettres
Année: 2013
|
| Visites: 600 | |
|
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu
Avec de solides arguments et beaucoup de talent Alain Laurent s’attaque au « judiciairement correct » qui suggère qu’il n’y pas de vrais criminels, il n’y a que des individus qui ont souffert du contexte, familial et sociologique, qui sont victimes de la société dans une France qui ne les intègre pas et qui est globalement raciste. L’angélisme pénal condamne non pas les coupables, mais ceux qui veulent les condamner à des peines de prison. L’angélisme pénal condamne non pas les coupables mais ceux qui veulent les condamner à des peines de prison. Alain Laurent part d’un constat terrible. Toutes ces histoires dramatiques de récidive, lorsque des criminels dangereux se retrouvent complètement libres ne sont pas le résultat d’un « manque de moyens » ou de « dysfonctionnements » comme veulent nous le faire croire les politiques mais d’une ligne de politique pénale qui évite systématiquement la prison aux délinquants. En s’appuyant sur les fumisteries idéologiques de Michel Foucault et autres sociologues du CNRS, grassement subventionnés avec l’argent des contribuables, les décideurs veulent « désengorger les prisons » et remettent en liberté les criminels. En réalité, le taux d’incarcération en France est largement inférieur à celui de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne. Au nom de la « réinsertion », mot magique tout droit sorti du chapeau enchanté de Harry Potter, les délinquants bénéficient de la clémence publique bien avant d’être condamnés. Ils savent d’ailleurs très bien, tout comme leurs avocats, qu’ils ne risquent pas grand-chose et que, de toute façon, ils ne feront jamais, ou très peu, de la prison ferme. Entre le droit-de-l’hommisme et le néo-abolitionnisme carcéral, le système judiciaire n’en est plus un. A cela, il faut rajouter les « juges rouges » qui font non plus de l’instruction mais du social. Nous vivons l’époque de la « peur de punir », le célèbre « Il est interdit d’interdire » étant remplacé par le « Il et interdit de punir ». Mais pas pour tout le monde. Dans une loi récente consacrée à la « lutte contre l’exil et la fraude fiscale », les socialistes ont introduit des peines allant jusqu’à 7 années d’emprisonnement et 2 millions d’euros d’amende ! Mais 2 % seulement de la population carcérale française est passible de plus de 5 années d’emprisonnement ! Pour les socialistes, un délinquant (ce qui reste à prouver..) fiscal est beaucoup plus dangereux qu’un vrai criminel. |
|
|
Date d'insertion: Vendredi, 25 Octobre 2013 16:11
|
|
Commandez
Revue des Livres
L’égalité, une passion française ?
Certes les Français pensent que les inégalités ...
Articles liés
Portait
L’économie mathématique Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels. Les hommes mettent en ordre les besoins qu’ils veulent satisfaire et les moyens dont ils disposent. Cette « utilité ordinale » les amène à adopter des solutions parfaitement rationnelles. Exemple fameux : dans le salon où elle consomme tasses de thé et petits gâteaux, la vieille dame anglaise va-t-elle prendre une tasse de thé de plus ou commander davantage de gâteaux ? Quelle « utilité marginale » pour chacune de ces consommations nouvelles? De même qu’on peut connaître une fonction mathématique à partir de ses dérivées, on peut comprendre les choix économiques à partir de l’utilité comparée des diverses décisions marginales. Ce « raccourci » va faire les délices de plusieurs générations d’économistes jusqu’à ce jour, surtout à partir du moment où des ingénieurs et mathématiciens se piqueront d’économie. A partir de 1980, l’économie mathématique sera aussi le refuge des partisans de la planification meurtris par son échec et qui rejoindront la science économique à travers la passerelle des mathématiques, tout en gardant, comme Walras, une idée mécaniciste et désincarnée de l’homo oeconomicus. |
| Lire la suite... |



