|
Catégorie:
Année 2013
Editeur: Armand Collin
Année: 2013
|
| Visites: 903 | |
|
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu
Certes les Français pensent que les inégalités se sont beaucoup aggravées en cette période de crise, mais ils ne les tiennent pas pour totalement anormales. Il existe d’ailleurs plusieurs types d’inégalités : les inégalités de départ (ou inégalités des chances) et les inégalités à l’arrivée (inégalités de résultats). Parmi celles-ci, les inégalités de revenus sont importantes, mais les Français ne les attribuent pas à un quelconque « vol ». Ils considèrent en général ces inégalités comme « justifiées ». Plus important encore : contrairement aux théories marxisantes d’un Pierre Bourdieu, l’ouvrier ne croit pas que les mauvais résultats scolaires de son enfant soient le résultat de sa condition sociale. Autre sujet d’actualité : les rémunérations des dirigeants d’entreprises. Les Français font bien la distinction entre ceux du CAC 40 et la grande majorité des petits patrons qui ne gagnent que 3 ou 4 000 euros par mois. Un patron qui a bien développé sont entreprise mérite de gagner de l’argent tout comme un footballeur de talent. Au passage, on relève que les Français interrogés connaissent très bien les fourchettes de salaires pratiquées aujourd’hui. L’inégalité qui les choque le plus est l’accès aux soins. Ils ne l’acceptent pas. Enfin, les Français considèrent que l’Etat doit garantir à tous un minimum de ressources. En conclusion l’inégalité n’est pas considérée par les Français comme une injustice. Ce sont les hommes politiques qui la conçoivent ainsi, afin de justifier leur interventionnisme au nom de la « justice sociale ». Non, l’égalité n’est pas une passion française… Rappelons aussi que ce livre est préfacé par le regretté Raymond Boudon Cette préface aura été probablement le dernier texte avant son décès… |
|
|
Date d'insertion: Jeudi, 31 Octobre 2013 16:45
|
|
Commandez
Revue des Livres
L’égalité, une passion française ?
Certes les Français pensent que les inégalités ...
Articles liés
Portait
L’économie mathématique Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels. Les hommes mettent en ordre les besoins qu’ils veulent satisfaire et les moyens dont ils disposent. Cette « utilité ordinale » les amène à adopter des solutions parfaitement rationnelles. Exemple fameux : dans le salon où elle consomme tasses de thé et petits gâteaux, la vieille dame anglaise va-t-elle prendre une tasse de thé de plus ou commander davantage de gâteaux ? Quelle « utilité marginale » pour chacune de ces consommations nouvelles? De même qu’on peut connaître une fonction mathématique à partir de ses dérivées, on peut comprendre les choix économiques à partir de l’utilité comparée des diverses décisions marginales. Ce « raccourci » va faire les délices de plusieurs générations d’économistes jusqu’à ce jour, surtout à partir du moment où des ingénieurs et mathématiciens se piqueront d’économie. A partir de 1980, l’économie mathématique sera aussi le refuge des partisans de la planification meurtris par son échec et qui rejoindront la science économique à travers la passerelle des mathématiques, tout en gardant, comme Walras, une idée mécaniciste et désincarnée de l’homo oeconomicus. |
| Lire la suite... |



