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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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La culture tricolore PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 24 Juin 2013 00:00
L exception culturelle française l www.libres.org

La France vient donc de remporter une victoire diplomatique déterminante : si un accord de libre échange est signé avec les Etats-Unis dans les prochaines semaines, il ne concernera pas les « biens culturels ».

On ne va tout de même pas se laisser envahir par les films, les disques et romans américains !

D’abord parce que ce ne sont pas des biens marchands, explique Madame Filipetti, ministre de la culture, dont on connaît le mépris pour le marché, l’argent, le capitalisme. Ensuite parce que la France doit défendre son identité culturelle contre l’invasion anglo-saxonne.

 

Quelle belle culture en effet avons-nous à défendre aujourd’hui dans le pays qui a sacré Messieurs Renaud, Debbouze, Noah et autres vedettes, qui permet de voir sur les chaînes publiques des films comme Indigène ou Les Hors la Loi, dans le pays où les écoliers sont instruits sur les genres par des personnes d’un genre particulier, dans le pays des jeunes banlieusards qui se retrouvent au Trocadéro pour célébrer le PSG, équipe qui cultive un football hautement inspiré par la culture française, avec le soutien des Qataris. Il n’y a qu’à écouter nos chanteurs et nos émissions de variétés, il n’y a qu’à voir nos films d’auteurs, il n’y a qu’à voir nos séries, pour constater que les prestations sont réellement autres que les décadentes et vulgaires productions américaines. On se demande encore pourquoi le gouvernement permet toujours la programmation de Texas Rangers, Colombo, Hercule Poirot, Arabesque, and so on. Ne parle-t-on pas de reprendre Dallas ? 

Bref, je cherche à m’interroger sur le caractère exceptionnel de la culture française actuelle. Cependant j’aborde la question avec un préjugé stupide : j’ai toujours pensé que les cultures, pour spécifiques qu’elles paraissent, sont toujours le résultat de contacts nombreux, plus ou moins harmonieux certes, avec d’autres cultures. La civilisation n’est-elle pas née autour de la Méditerranée par l’apport de trois cultures, celles d’Athènes, de Jérusalem et de Rome ? Comment s’est produite la Renaissance ? Qui a acheté les tableaux des impressionnistes français ? Quand j’entends culture, je pense ouverture. 

L’ouverture fait-elle partie de la tradition culturelle française ? En me référant à l’histoire, j’en viens à penser que, de ce point de vue, il n’y a pas une culture française, mais bien trois : la bleue, la blanche et la rouge. Mais une culture peut-elle être tricolore ?

La bleue, c’est celle à laquelle les libéraux que nous sommes songent spontanément. C’est celle de Saint Bernard, de la Sorbonne, de la Pléiade, de Saint Vincent de Paul, de Descartes, de Pascal, de Voltaire, des Lumières, des Encyclopédistes, de Turgot, Benjamin Constant, Tocqueville, Bastiat. C’est celle qui a apporté au monde entier le système métrique et à certains pays le Code Civil, c’est celle qui a porté la civilisation en Afrique avec les Pères Blancs, Savorgnan de Brazza, Charles de Foucauld ou Liautey. La première caractéristique de cette culture est son universalisme et son humanisme : tous ces gens ont sillonné l’Europe entière. Voilà comment la langue française est devenue, après le latin et à partir du XVIIème siècle, la langue des gens cultivés. 

La blanche est venue perturber la bleue. C’est la culture étatiste, centralisatrice, celle du pouvoir politique. La Royauté française, à la différence  des autres, s’est constituée en brisant tous les pouvoirs locaux. L’absolutisme semble à son apogée avec Louis XIV. Pourtant, la Révolution jacobine ira plus loin dans le centralisme et Napoléon couronnera l’édifice en organisant le droit, l’administration, la justice, l’enseignement sur un modèle unique. Lorsque naît la Troisième République, elle se proclame « une et indivisible ». La culture française, la blanche, celle des légitimistes et des bonapartistes, celle du drapeau blanc, c’est celle du despotisme, celle de la « servitude consentie » disait La Boëtie. 

La rouge est moins discrète. Ses éclats traversent l’histoire du pays avec un cortège de révolutions, de luttes, de massacres allant jusqu’au génocide, de divisions sanglantes, de dénonciations et de trahisons. Le 25 février 1848 Lamartine a dénoncé le drapeau rouge, celui de la guerre civile, traîné « dans le sang du peuple ». Cette culture française est celle de la discorde, qui peut tourner à la Terreur. Il n’est pas étonnant que la France ait été agitée par les mouvements politiques les plus extrêmes, du drapeau rouge à croix gammée au drapeau rouge à faucille et marteau. Avons-nous à défendre cette culture contre celle des Américains ? 

Alors, la culture française, comme d’ailleurs celle de nombreuses nations, ne peut passer pour exemplaire aux yeux de l’histoire. Elle est « victime de ses contradictions internes » comme disait Marx. Par conséquent, il faut cesser de s’émouvoir et de se révolter à l’idée d’un débarquement des Américains – un de plus ! Il faut ramener l’affaire à ce qu’elle est réellement : une grosse affaire d’argent.

En jeu, ce sont les prébendes que l’Etat Providence français déverse sur les institutions culturelles françaises. Par exemple, en 2012 ce sont 855 millions qui sont tombés dans l’escarcelle du CNC (Centre National du Cinéma et de l’Image animée) qui prélève sa rançon sur les tickets de cinéma, les ventes de DVD, les chaînes de télévision, les accès internet. Finalement, on veut bien de la culture américaine, chinoise, cubaine, pourvu qu’elle soit « made in France » ou qu’elle ait payé le péage à l’entrée – comme les téléviseurs de Poitiers.

Comme tout protectionnisme, le protectionnisme culturel est l’ultime défense des cultures en péril. Il est la réaction normale de gens qui se sentent menacés dans leurs monopoles et leurs privilèges par l’ouverture des frontières.

Mais que nos élites politiques ne nous infligent pas des leçons de morale et d’histoire sur la culture française. Aujourd’hui la nouvelle culture française, c’est celle de la décadence morale et de la corruption. Faut-il réellement la défendre ? 

 

Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...