CONJONCTURE
LA CLEMENCE DE BRUXELLES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jean Yves Naudet   
Mardi, 21 Mai 2013 00:00

Et les autorités françaises de s’en réjouir : puisque visiblement l’objectif d’un déficit budgétaire réduit à 3 % était hors d’atteinte, la France se voit accorder un sursis de 2 ans. La Commission Européenne aurait enfin compris que la France est sur la bonne voie des réformes, mais que celles-ci doivent être menées avec prudence dans le contexte politique qui est le sien. Donc, « tout va très bien Madame la marquise » comme le chantaient Ray Ventura et ses collégiens en 1935 !

En 1935, on était pourtant mal en point, en crise économique et en passivité face à Hitler. Aujourd’hui le délai accordé à la France serait-il le fruit « d’une attitude d’aveuglement face à une situation désespérée » ? La réalité est inverse : Bruxelles ne fait pas preuve de clémence, mais d’impatience. La Commission attend de vraies réformes, à réaliser dans un délai de deux ans maximum, et sur lesquelles le gouvernement français doit s’engager. Dans la chanson de Ray Ventura, le Château a brûlé. Le locataire actuel du Château a-t-il vu qu’il y avait le feu ? Ou a-t-il déjà disparu dans l’incendie ? 

Lire la suite...
 
<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant > Fin >>

Page 1 sur 431

Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 1993 un nouveau programme est préparé dans le cadre de séminaires tenus pendant un an.
Adressé aux parlementaires  (la droite gagnera les élections) il leur rappelle comment mettre notre pays à l’heure libérale : dépolitiser la France, rendre l’initiative aux Français, restaurer l’état de droit, choisir la compréhension entre les peuples. Ce livre est une véritable réflexion sur l’état de la société française. Le « mal français » est toujours le même. Le remède aussi.

255 pages, gratuit

Bulletin de commande

Catalogue de la sefel

Revue des Livres

Lee Edwards

Leading the Way. The Story of Ed Feulner and the H...

Voici l’histoire du plus important et du plus in...

François Bourguignon

La mondialisation de l’inégalité

Ancien économiste de la Banque Mondiale, Françoi...

Portait

Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne. Mais les coups portés par Friedman seront d’autant plus mortels qu’ils viennent du sérail de l’Université de Chicago, où la macro-économie keynésienne était plutôt à la mode dans les années 1940. D’ailleurs Friedman, au moins dans un premier temps, garde le même cadre d’analyse que celui de la « Théorie Générale » : équilibre macro-économique, rôle moteur de la demande. Mais Friedman va relever deux erreurs graves dans la construction de Keynes : d’une part l’idée que la consommation augmente moins vite que le revenu, ce qui conduirait à la réduction des débouchés, donc de l’emploi, d’autre part l’effet positif d’une injection de monnaie sur le volume des affaires. Avec de nombreuses études statistiques à l’appui, Friedman démontre que l’expansion monétaire n’entraîne que l’inflation et, pire encore, le chômage. Dès lors, la politique à suivre est simple : assurer la stabilité monétaire jusqu’à ce que la monnaie soit « neutre », c'est-à-dire n’ait aucune influence sur le volume de la production. « Rien n’est moins important que la monnaie…quand elle est bien gérée ». Cette politique dite « monétarisme » triomphera à partir de la fin des années 1970 : l’inflation disparaîtra et le chômage diminuera sans cesse.

Les élèves de Friedman (Chicago Boys) persuaderont les dirigeants de nombreux pays, notamment en Amérique Latine et dans la zone Pacifique, d’adopter la rigueur monétaire comme base d’une saine croissance économique.

Lire la suite...