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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

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Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

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L'Abécédaire...

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Terme Définition
ACTIONNAIRE

Titulaire d'un droit de propriété sur une part d'une entreprise. L'étendue de ce droit est en fonction du nombre et du type des actions détenues dans la société.

ACTIONNARIAT

Principe de la distribution gratuite aux salariés d'actions de leur propre entreprise. Ce principe est retenu par un certain nombre de projets tendant à rendre les travailleurs propriétaires du capital. En France c'est le Programme Economique de la Résistance et le projet de Louis Vallon, repris par le courant gaulliste, qui ont vulgarisé l'idée de l'actionnariat et ont conduit à son adoption partielle par le législateur. La loi du 4 janvier 1973 a instauré l'actionnariat dans les entreprises publiques. La régie Renault a servi de banc d'essai. Les actions sont distribuées gratuitement aux salariés, jusqu'à concurrence de 5 % du capital social (possédé par l’état pour le reste). Mais ces actions ne peuvent être revendues sur le marché financier, et ont été très vite considérées par les salariés comme une sorte de "prime aux résultats". La loi du 24 octobre 1980 a généralisé le système aux entreprises privées mais c'est une simple possibilité : l’état offre aux entreprises qui distribuent des actions gratuites le remboursement de 65 % des sommes correspondantes. A l'usage l'actionnariat n'a pas modifié la société française, ni les comportements des salariés. Comment s'en étonner ? La propriété du capital est tout à fait marginale, et de plus il manque un attribut fondamental du droit de propriété : sa transférabilité. C'est la raison pour laquelle d'autres formes d'accession à la propriété du capital social sont bien préférables (achats d'actions payantes, capitalisme populaire, etc.)

Aliases (separate with |): ACTIONNAIRE
ACTIONS

Titres de propriété sur une part du capital d'une société. Une action donne droit à un revenu aléatoire (part des profits ou dividende) et à un droit de regard dans la gestion. La valeur de l'action est déterminée par l'offre et la demande de ce titre. Si ce titre est coté en Bourse, on parlera de la "valeur boursière" de l'action. Elle dépend de l'appréciation que portent les opérateurs sur la santé présente et future de l'entreprise. Le rendement des actions est composé de deux éléments. Le premier est le dividende, part du bénéfice de la société distribuée aux actionnaires. Le second est la plus-value provenant des variations des cours des actions.

ADMINISTRATION

Services de l’Etat financés par des prélèvements obligatoires opérés sur les contribuables nationaux. L’absence de propriétaire privé et du mécanisme du profit minore très largement l’efficacité de l’administration. W. NISKANEN considère ainsi que l’objectif des fonctionnaires est d’obtenir un budget de fonctionnement maximum ce qui conduit à une production administrative excessive.

AGENT ECONOMIQUE

Regroupement de personnes ou d'organismes exerçant la même fonction économique principale. On distingue habituellement quatre agents économiques intérieurs : - le ménage qui regroupe un ensemble de personnes vivant sur un budget commun et dont la fonction principale est de gérer ce budget, en ajustant les dépenses et les revenus (célibataire, couple avec ou sans enfants, mais aussi "population des institutions" - militaires d'une caserne...), - l'entreprise non financière dont la fonction principale est de produire des biens et des services marchands, c'est-à-dire destinés à être vendus sur le marché moyennant un prix. Cette définition regroupe des institutions de nature juridique très différente : une entreprise publique, une société privée, une entreprise individuelle, mais aussi la Poste (administration au sens juridique), correspondent à cette définition et sont des entreprises, - les institutions financières, produisent des services marchands dont l'originalité est de se rapporter au crédit et à la monnaie (banques, organismes financiers spécialisés, compagnies d'assurance), - les administrations, qui rendent des services non marchands, rémunérés indirectement (notamment par l'impôt et les cotisations sociales). Les définitions précédentes, longtemps utilisées dans la comptabilité nationale, ont été abandonnées aujourd'hui sur le plan comptable, mais ont gardé leur utilité pour mieux apprécier les relations économiques élémentaires (flux) qui s’organisent à l’intérieur d’un espace donné.

AGENTS DE CHANGE

Officiers ministériels, auxquels la loi a confié le monopole de la négociation des titres boursiers (actions ou obligations privées ou publiques). Ils rendent des services spécifiques: grâce à leur intervention, les opérations boursières, d'une haute technicité, sont épargnées aux acheteurs et vendeurs de titre, dont les agents de change exécutent fidèlement les ordres.

Aliases (separate with |): Actions / Bourse / Cotation / Obligation
ALENA

Association de Libre Echange Nord-Américaine (CNFTA en anglais) : accords de libre échange et de réduction des droits de douane signés en 1991 entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique visant à établir sur le continent Nord-Américain un bloc commercial capable de rivaliser avec l’Union Européenne. Toutefois, l’ALENA ne constitue pas comme l’Union Européenne une union douanière, c’est à dire qu’il n’existe pas de tarif extérieur commun aux trois nations. L’un des intérêts de l’ALENA est qu’elle n’hésite pas à associer des pays développés et en voie de développement.

ALTRUISME

Action, individuelle ou commune, visant à se soucier de la situation d’autrui de façon désintéressée, généreuse et sincère.

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Il existe des disparités économiques et humaines entre régions. L'Etat considère souvent qu'il est de sa responsabilité de maintenir un certain équilibre dans l'implantation des activités économiques (Paris/Province et, en province, entre régions). Au niveau de l’Union européenne, il existe une tradition de « politiques structurelles » : on restructure l’espace européen en subventionnant les régions pauvres (Mezzogiorno, Grèce, etc). L’élargissement de l’Europe rend encore plus problématique le financement de telles politiques. On peut s'interroger sur le principe même de l'intervention de l'Etat en matière d'organisation de l'espace. Si les droits de propriété étaient bien définis et respectés, le jeu du marché déboucherait sur un aménagement plus satisfaisant que celui que recherche l'administration.

ANARCHIE

Littéralement, absence de gouvernement (ou d'Etat). Les sens donnés à cette notion dépendent des hypothèses concernant les conséquences de cette absence : 1) Désordre absolu, inexistence de règles et donc de propriété privée ; 2) Ordre fondé sur le respect de la propriété privée, respect imposé par l'auto-organisation volontaire des individus disposant d'une liberté contractuelle absolue.

ANTICIPATION

Hypothèse faite par un agent économique concernant la valeur future de telle ou telle variable: anticipation des prix, de la reprise économique, de l'évolution des cours de bourse, etc.

Anticipations rationnelles - Comment se forment ces anticipations? On a longtemps considéré que ces anticipations étaient adaptatives, c'est-à-dire qu'elles se formaient en fonction des résultats observés dans le passé, et corrigés au fur et à mesure: ainsi, une hausse des prix croissante provoquerait une anticipation également croissante. Les économistes avancent maintenant une autre hypothèse, qui est celle des anticipations rationnelles. Dans ce cas, les agents économiques formeraient leurs anticipations en intégrant la totalité des informations disponibles, obtenant ainsi des résultats plus fiables que dans le cas précédent.

Anticipations rationnelles et économie de l'offre(R. LUCAS) - Quel est le rôle de ces anticipations ? Elles modifient évidemment le comportement des agents économiques: c'est ainsi que les comportements d'épargne ou de consommation dépendront non du niveau actuel de l'inflation, mais de son anticipation par les agents économiques. En ce sens, une anticipation, suffisant à modifier les comportements, peut changer la situation économique elle-même : anticiper une inflation croissante et modifier en conséquence son comportement peut conduire à accélérer l'inflation. Les anticipations rationnelles posent cependant un problème particulier, car les agents économiques, intégrant toutes les informations disponibles, ne peuvent être "trompés" par les pouvoirs publics et la politique économique: ainsi, faire de l'inflation pour réduire le chômage n'a aucun sens avec des anticipations rationnelles, car cette politique sera immédiatement perçue par les agents économiques, qui, anticipant bien l'inflation à venir, ne modifieront pas leur attitude en matière d'emploi; cette analyse revient ainsi à condamner la plupart des politiques économiques discrétionnaires et notamment les politiques de relance fondées sur les "illusions" et les mauvaises anticipations des agents. Seule une politique s'inscrivant dans la durée, et non dans le changement incessant, pourrait stabiliser les comportements.

ARBITRAGE

1) Procédure de résolution des conflits entre deux ou plusieurs parties qui font appel à une tierce personne ou institution qui déterminera la manière de régler le différend ;

2) Processus qui combine l'achat d'un bien sur un marché (où son prix est relativement bas) et la vente de ce bien sur un autre marché (à un prix plus élevé) dans l'intention d'obtenir un gain. Il est possible de distinguer l'arbitrage dans l'espace (effectué sur deux marchés différents) et l'arbitrage dans le temps (réalisé sur le même marché mais à deux moments différents). Le résultat des arbitrages est le rapprochement des prix pratiqués pour un produit.

ARGENT

Métal utilisé traditionnellement pour la fabrication des pièces de monnaie, à côté de l'or. Ce mot est également communément employé pour désigner la monnaie, c'est à dire un intermédiaire des échanges. Les adversaires du développement économique utilisent couramment l'expression de "sale argent" pour désigner les profits dont ils sont incapables de comprendre le rôle et la nécessité.

ASSOCIATION

Regroupement volontaire d’individus dont l’objet est de défendre et de promouvoir un projet commun non lucratif. Une association concilie à la fois l’esprit d’innovation, le sentiment d’entraide et de solidarité grâce à une dynamique interne de coopération mutuelle volontaire.

AUTRICHIENS

Economistes défendant une doctrine, celle de l’économie autrichienne, née à Vienne avec les travaux de Carl Menger. Les Autrichiens adhèrent à une analyse micro-économique (mais non mathématique) des phénomènes de marché, et respectent les principes du marginalisme. Leur but essentiel est d’expliquer, à partir de l’action humaine subjective, comment les individus peuvent atteindre quantité d’objectifs personnels au sein du marché, en mettant inconsciemment leur activité au service des autres. En d’autres termes, les Autrichiens sont les théoriciens modernes de la main invisible.

BALANCE COMMERCIALE

Document retraçant la valeur des biens vendus par un pays à l'extérieur (exportations) ou achetés par lui aux autres (importations) au cours d'une période donnée (mensuelle en principe). La balance commerciale est dite excédentaire lorsque les exportations dépassent les importations et déficitaire dans le cas contraire. Considérée longtemps comme un critère de bonne santé économique, l’excédent de la balance commerciale est interprété avec beaucoup plus de prudence aujourd’hui. Comme d’autres indicateurs macro-économiques il peut recouvrir des réalités très différentes. Par exemple un pays en forte croissance peut avoir besoin d’importer beaucoup pour soutenir son rythme. Enfin la balance est une invention des tenants du nationalisme économique pour lesquels il faut garder toutes les richesses sur le territoire national et ne jamais dépendre des autres.

BALANCE DES PAIEMENTS

Document retraçant l'ensemble des mouvements de capitaux entre un pays et l'extérieur, au cours d'une période donnée (mensuelle en principe). Au-delà des capitaux liés aux mouvements de marchandises (exportations-importations) ou de services, il faut tenir compte des autres mouvements de capitaux, soit sans contrepartie (dons), soit liés à des opérations d'investissement (long terme), soit enfin à moyen et court terme. Ainsi pendant longtemps a-t-on considéré la Balance des Paiements comme une « régularisation » de la Balance Commerciale : un pays doit de l’argent aux autres parce qu’il a importé davantage qu’il n’a exporté. Cette analyse a été totalement revue par Robert MUNDELL (Prix Nobel d’Economie 1999) avec son « approche monétaire de la Balance des Paiements ». Ce qui serait important dans cette optique serait l’offre et la demande respectives de liquidités monétaires. Il y a des devises plus recherchées que les autres. Un pays à forte devise peut donc se permettre d’acheter ce qu’il veut à l’étranger, toujours prêt à lui vendre pour accumuler cette « bonne » devise. Cela a été périodiquement le cas des Etats Unis, et durablement celui de l’Allemagne Fédérale avant 1989. Mais n’a pas une forte devise qui veut : si les gens recherchent des liquidités en dollar ou en deutshmark c’est parce que ces monnaies ont été bien gérées et gardent leur pouvoir d’achat international. Robert MUNDELL en concluait ainsi à la nécessité d’une stabilité monétaire, capable de faciliter le dynamisme international du pays considéré.

BANQUE

Il faut distinguer deux grandes catégories de banques : - Les banques centrales (comme la Banque de France), ayant, en général, le monopole de la création de l'une des formes de monnaie, le billet de banque ou "monnaie de base" ou "monnaie banque centrale". La grande question qui les concerne est celle de leur indépendance vis à vis des pouvoirs publics, toujours tentés d’imposer une gestion monétaire conforme à leur politique économique. Les gouvernements ont dû finalement se résigner à accepter le prinicpe de la totale indépendance, parce que la stabilité des monnaies est devenue un impératif dans un contexte de concurrence mondiale (liberté des changes) et interdit désormais les manipulations monétaires naguère pratiquées dans le cadre des politiques de plein-emploi, de relance ou d’endettement public. - Les banques ordinaires, dites de second rang, qui créent également de la monnaie, sous forme scripturale, en particulier à l'occasion de crédits accordés aux agents économiques, et qui reçoivent des dépôts du public. Elles sont largement tributaires des décisions de la Banque Centrale, qui leur facilite ou leur complique la tâche en leur offrant plus ou moins de liquidités ou en faisant varier son taux d’intérêt.

BASE MONETAIRE

La base monétaire ou monnaie de base constitue la forme ultime de monnaie dans laquelle les autres formes sont convertibles: dans un système de billets convertibles en or, c'est l'or qui constitue la monnaie de base. Dans les systèmes actuels (billets/monnaie scripturale), la monnaie de base est essentiellement constituée de billets de banque. De manière plus précise, ce que l'on appelle aujourd'hui monnaie de base regroupe l'ensemble des formes monétaires émises par la Banque Centrale (d'où son autre nom de "monnaie banque centrale") c'est-à-dire les billets et les dépôts auprès de la banque centrale (qui équivalent à des billets, qui peuvent immédiatement être transformés en billets), c'est-à-dire essentiellement les réserves obligatoires des banques. Cette monnaie est appelée monnaie de base, car elle constitue le fondement de la création monétaire : c'est parce qu'elles ont de la monnaie de base que les banques de second rang peuvent accorder des crédits (les dépôts font les prêts), qui, à leur tour donneront de nouveaux dépôts (les prêts font les dépôts), entamant ainsi un véritable processus multiplicateur: la monnaie scripturale créée par les banques de second rang sera un multiple de la quantité de monnaie de base. Comme la valeur du multiplicateur est assez stable, il suffit de contrôler la quantité de monnaie de base pour contrôler l'ensemble de la masse monétaire. Or, cette monnaie de base est créée à 3 occasions : achats d'or et devises (qui dépendent essentiellement du système de change flottant ou fixe), créances sur le trésor (fonction des déficits budgétaires et de leur mode de financement) et enfin crédits à l'économie (opérations de refinancement), accordés par la Banque Centrale aux banques de second rang. Par diverses techniques (open market, réescompte) la Banque Centrale a les moyens de contrôler cette source de création de monnaie de base et, par là, toute la monnaie de base elle-même. Ainsi, le contrôle de la base monétaire est l'instrument privilégié d'un contrôle de la masse monétaire elle-même

BIEN

Les biens économiques constituent des moyens rares ayant des usages alternatifs. Les services que rendent ces biens, sont aptes à satisfaire des besoins individuels. Leur deuxième caractéristique est donc d’apporter de l’utilité à l’individu. Un bien libre n’est pas rare, et il ne fait pas alors l’objet d’une activité économique.

BIEN COMMUN

Ensemble des conditions qui permettent l'épanouissement de l'individu, son accomplissement en tant que personne, au sein de la société.

BIEN-ETRE

Dans la conception benthamienne, le bien-être est « le plus grand bonheur du plus grand nombre ». Cette définition se déclinera au cours du temps, et le bien-être correspondra à la satisfaction des préférences et des besoins, ou bien à l’habileté des individus à poursuivre et à atteindre leurs objectifs. Le concept de « bien-être » vise à rendre compte de l’utilité (positive ou négative) procurée par la consommation de biens marchands ou de biens non-marchands. L’économie du bien-être s’efforce de déterminer les meilleurs situations possibles et de ranger les mécanismes d’allocation en fonction de leurs capacités respectives à les atteindre.

BIENS PUBLICS

Biens qui échappent à la logique du marché, parce qu'un calcul coûts-avantages est impossible en ce qui les concerne. Ces biens ne peuvent donc être produits et consommés que suivant des procédures non marchandes, leur financement se fait nécessairement par un prélèvement obligatoire (impôt ou cotisation sociale). Les deux caractéristiques des biens publics sont : - leur indivisibilité (ou non-excluabilité) : on ne peut en fractionner ni la production ni la consommation; par exemple la défense nationale est produite "globalement" pour tous les citoyens, on ne peut la réserver à quelques-uns d'entre eux seulement; nul ne peut être exclu de la consommation d'un bien public, et nul ne peut prétendre se l'approprier ; - leur extensibilité (ou non-rivalité) : la consommation des uns ne diminue pas la consommation des autres; par exemple le spectacle d'un panorama, la jouissance d'un climat peuvent être appréciés par un nombre très élevé (sinon infini) de personnes sans qu'aucune d'entre elles en souffre. Ces caractéristiques rendent en effet le bien public non marchand. Les informations indispensables à un marché n'existent pas, ou seraient trop onéreuses. En particulier, on ne peut pas identifier les consommateurs de biens publics, donc on ne peut pas les faire payer. A l'inverse, on ne voit pas pourquoi un consommateur paierait pour un bien public qui est proposé ou accessible à tous (comportement de "free rider": laissons les autres payer). Dans ces conditions, aucun entrepreneur marchand ne tenterait la production d'un bien public qui ne serait payé par personne, et qu'il devrait fournir à tous. Là où l'entreprise et le marché défaillent, l'Etat doit donc intervenir, et prendre en charge cette production, en faisant payer de force tout le monde (prélèvement obligatoire). Cette analyse lie bien public et information. Par conséquent, tout changement dans les techniques d'information peut transformer un bien naguère public en bien marchand. C'est le cas pour la télévision : en passant de la diffusion par ondes hertziennes à la diffusion par cable ou par télécommunication (satellite), on peut repérer le téléspectateur, identifier la qualité et la quantité des émissions qu'il consomme. On peut alors lui facturer une prestation, et lui couper l'émission s'il refuse de payer : le bien public (TV classique) est devenu bien marchand, et la redevance forfaitaire peut laisser place à un abonnement ou à une facturation à l'unité. Compte tenu de ces remarques, on peut se demander s'il existe tellement de biens publics aujourd'hui. La défense collective surement, la police et la justice peut-être. Mais, au-delà, s'agit-il de biens publics ? Les autres produits ou prestations sont susceptibles d'identification et d'appropriation, de sorte qu'ils peuvent être gérés par une procédure marchande. Si on continue à les soustraire au marché, c'est davantage par choix politique que par nécessité économique. La santé, l'éducation, la culture sont d'excellents exemples de cette extension artificielle du concept de bien public.

BILAN

Document comptable regroupant l'ensemble de ce qu'un particulier ou une entreprise possède (actif) ou doit (passif). Pour les entreprises, un bilan est établi dans des formes imposées par le plan comptable général, à une date donnée (le plus souvent le 31/12). Il s'agit en quelque sorte d'une photographie d'une entreprise à ce moment-là.

L'actif regroupe en particulier l'actif immobilisé et l'actif circulant, en allant du moins liquide (destiné à rester dans l'entreprise) vers le plus liquide (destiné à quitter rapidement l'entreprise).

Le passif regroupe ce que l'entreprise "doit" à ses actionnaires ou propriétaires (capital et réserves) ou à ses créanciers (dettes) en allant du moins exigible vers le plus exigible.

BON

Titre de propriété sur un bien ou sur un service déterminé. Ces titres sont distribués (le plus souvent de façon quasi-gratuite) suite à un processus de décision politique. Les bons sont utilisés généralement afin de réintroduire les mécanismes de marché dans certains secteurs. Leurs applications les plus connues sont les récentes "privatisations de masse" dans les pays ex-communistes. Une autre proposition (de Milton Friedman) est le chèque-éducation, distribué à chaque famille ayant des enfants d'âge scolaire, pour garantir la liberté de choix des parents en matière éducative.

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Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


Editorial : Les abstentionnistes avaient leurs raisons

Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

Actualité  : Theresa May à Paris

Spécial présidentielles  : Bayrou citoyen - Déjà un député en infraction - Pour comprendre la pensée d’Emmanuel Macron

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